Tout le monde connaît Giselle, ce chef-d’œuvre du ballet romantique composé par Adolphe Adam sur un livret de Théophile Gautier, qui raconte les affres d’une jeune femme qui, par excès d’amour, danse, danse, danse... jusqu’à y laisser sa peau.
Subjugué par ce monument des arts vivants, le metteur en scène François Gremaud a souhaité nous en dévoiler toutes les facettes, de la portée symbolique de sa fable à son esthétique musicale en passant par le contexte historique et politique de sa création. Une conférence, donc ? Loin de là, puisque la danseuse Samantha van Wissen ne joue pas seulement à la prof debout devant un amphi mais interprète elle-même des morceaux entiers de cette chorégraphie, en mouillant le maillot et en dialoguant avec les musiciens qui l’entourent. Flamboyante, irrésistible, capable d’exécuter les figures imposées les plus ardues tout en maniant un humour qui ne ridiculise jamais le sujet de son brillant exposé, Samantha van Wissen parvient ainsi à ériger la pédagogie en art vivant et à faire de cette Giselle à elle un chef-d’œuvre de plus...